<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	>
<channel>
	<title>Commentaires sur : Nihilistes et Néantistes</title>
	<atom:link href="http://www.yankay.net/opusxvii/index.php/nihilistes-et-neantistes/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.yankay.net/opusxvii/index.php/nihilistes-et-neantistes/</link>
	<description></description>
	<pubDate>Sun, 01 Aug 2010 10:16:46 +0000</pubDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.7.1</generator>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
		<item>
		<title>Par : qui</title>
		<link>http://www.yankay.net/opusxvii/index.php/nihilistes-et-neantistes/comment-page-1/#comment-1340</link>
		<dc:creator>qui</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Oct 2009 15:03:04 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.yankay.net/opusxvii/index.php/nihilistes-et-neantistes/#comment-1340</guid>
		<description>Tout d'abord félicitation pour votre article.
J'ai aussi lu le livre, qui m'a intéressé car je verse plutôt du côté nihiliste. 
Et j'avoue ne pas avoir compris comment, si ce n'est pas la plongée dans la norme et le quotidien, l'auteur a pu changer si elle fut bel et bien disciple du néant. C'est une frontière de laquelle on ne peut revenir sans renier une partie de la pensée, de la logique. Et c'est bien ainsi que Hudson a procédé : elle ne justifie pas ses oppositions contre les écrivains du néant par des arguments intellectuels mais seulement par de l'émotionel. De la même manière le délire sur la mère est absurde et pitoyable : l'un est l'opposé de l'autre et a les mêmes effets, et tous ceux qui ont eu droit au même rapport à la mère qui n'ont pas fini disciples du néant? Ceux là on les oublie alors?
En fait de connaissance de cette pensée l'auteur prouve que ce n'était qu'une tendance d'un individu rebelle, mais le problème c'est qu'elle semble croire que tous ceux qui partagent la pensée nihiliste seraient comme elle. De même elle occulte nombre de penseurs majeurs de cette philosophie : les pyrrhonistes, sceptiques, stoiques, cyniques, mais aussi des penseurs plus modernes comme Caraco ou Messtavic (pour ce dernier la découverte de son oeuvre date peut-être d'après la publication de "professeurs de désespoir").
Ensuite elle réduit le nihilisme à un spleen un peu teinté de philosophie, comme elle se trompe! Alice aux pays des merveilles par exemple est un livre des plus nihilistes et en rien désanchanté. Pourquoi est-il nihiliste? Parce qu'il ouvre sur l'impossibilité de distinguer le vrai du faux,  ceci est encore plus avéré puisqu'il a eu une suite où Alice continua de croire en ses rêves.
 </description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Tout d’abord félicitation pour votre article.<br />
J’ai aussi lu le livre, qui m’a intéressé car je verse plutôt du côté nihiliste.<br />
Et j’avoue ne pas avoir compris comment, si ce n’est pas la plongée dans la norme et le quotidien, l’auteur a pu changer si elle fut bel et bien disciple du néant. C’est une frontière de laquelle on ne peut revenir sans renier une partie de la pensée, de la logique. Et c’est bien ainsi que Hudson a procédé : elle ne justifie pas ses oppositions contre les écrivains du néant par des arguments intellectuels mais seulement par de l’émotionel. De la même manière le délire sur la mère est absurde et pitoyable : l’un est l’opposé de l’autre et a les mêmes effets, et tous ceux qui ont eu droit au même rapport à la mère qui n’ont pas fini disciples du néant? Ceux là on les oublie alors?<br />
En fait de connaissance de cette pensée l’auteur prouve que ce n’était qu’une tendance d’un individu rebelle, mais le problème c’est qu’elle semble croire que tous ceux qui partagent la pensée nihiliste seraient comme elle. De même elle occulte nombre de penseurs majeurs de cette philosophie : les pyrrhonistes, sceptiques, stoiques, cyniques, mais aussi des penseurs plus modernes comme Caraco ou Messtavic (pour ce dernier la découverte de son oeuvre date peut-être d’après la publication de “professeurs de désespoir”).<br />
Ensuite elle réduit le nihilisme à un spleen un peu teinté de philosophie, comme elle se trompe! Alice aux pays des merveilles par exemple est un livre des plus nihilistes et en rien désanchanté. Pourquoi est-il nihiliste? Parce qu’il ouvre sur l’impossibilité de distinguer le vrai du faux,  ceci est encore plus avéré puisqu’il a eu une suite où Alice continua de croire en ses rêves.<br />
 </p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Michael Flame</title>
		<link>http://www.yankay.net/opusxvii/index.php/nihilistes-et-neantistes/comment-page-1/#comment-1195</link>
		<dc:creator>Michael Flame</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2009 18:44:08 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.yankay.net/opusxvii/index.php/nihilistes-et-neantistes/#comment-1195</guid>
		<description>PS : in Mrs Dalloway, de Virginia Woolf, il va de soi. Ris!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>PS : in Mrs Dalloway, de Virginia Woolf, il va de soi. Ris!</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Michael Flame</title>
		<link>http://www.yankay.net/opusxvii/index.php/nihilistes-et-neantistes/comment-page-1/#comment-1194</link>
		<dc:creator>Michael Flame</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2009 18:35:04 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.yankay.net/opusxvii/index.php/nihilistes-et-neantistes/#comment-1194</guid>
		<description>Et oui…la litté rature !

«Non, non, non ! Il n’était plus amoureux d’elle ! Il se sentait seulement, après l’avoir vue ce matin, entre ses ciseaux et ses soieries, se préparant pour la réception, incapable d’échapper à son souvenir ; elle ne cessait de lui revenir comme un dormeur qui ballotterait contre lui dans un wagon de chemin de fer ; ce qui n’était pas être amoureux bien sûr ; c’était penser à elle, la critiquer, recommencer, trente ans après, à essayer de l’élucider. Ce que l’on pouvait dire d’évident à son propos, c’est qu’elle était mondaine ; elle était trop préoccupée de son rang social, de bonne société, de réussite dans le monde – c’était la vérité d’une certaine façon ; elle l’avait reconnu devant lui. (Vous pouviez toujours lui faire admettre les choses si vous en preniez la peine, elle était honnête.) Elle disait bien qu’elle détestait les rombières, les radoteurs et les ratés, ce qu’il était lui-même sans doute ; elle pensait que les gens n’avaient pas le droit de s’avachir, les mains dans les poches, il fallait faire quelque chose, devenir quelqu’un ; et ce beau monde, ces duchesses, ces vieilles comtesses chenues que l’on rencontrait dans son salon, et qui étaient à cent lieues de représenter quoi que ce soit pour lui, incarnaient pour elle la réalité. Lady Bexborough, avait-elle dit un jour, se tenait droite (comme d’ailleurs Clarissa ; elle ne se relâchait en aucun sens du terme ; elle était droite comme une flèche, un peu rigide à dire vrai). Elle disait qu’ils avaient une sorte de courage qu’elle respectait de plus en plus à mesure qu’elle prenait de l’âge. Il y avait beaucoup de Dalloway dans tout cela naturellement ; c’était imprégné d’esprit civique, d’Empire britannique, de réforme des tarifs douaniers, bref l’esprit de la classe dominante n’avait pas manqué de déteindre sur elle. Avec deux fois plus d’intelligence que lui, il fallait qu’elle voie les choses avec son regard à lui –une des tragédies de la vie conjugale. Avec l’esprit qu’elle avait, il fallait toujours qu’elle cite Richard –comme si on ne savait pas à la virgule près ce que pensait Richard en lisant le Morning Post du matin ! Ces réceptions, par exemple, elle ne les donnait que pour lui, ou pour l’idée qu’elle se faisait de lui (pour rendre justice à Richard, il aurait été plus heureux comme agriculteur dans le Norfolk). Elle faisait de son salon une sorte de lieu de rencontre ; elle avait du génie pour cela. Maintes et maintes fois, il l’avait vue entreprendre quelque jeune homme inexpérimenté, le tourner et le retourner, l’éveiller ; le lancer. Naturellement, des quantités de gens sans intérêt s’agglutinaient autour d’elle. mais des gens insolites apparaissaient inopinément ; parfois un artiste ; parfois un écrivain ; curieux gibier dans cette atmosphère. Et il y avait derrière tout cela un réseau de visites, de cartes à déposer, de gentillesses à faire aux gens ; courir partout avec des bouquets de fleurs, des petits cadeaux. Untel allait en France –il fallait lui trouver un coussin pneumatique ; elle y laissait son énergie ; tout ce commerce incessant qu’entretiennent les femmes de son genre ; mais elle s’y prêtait avec sincérité, naturelle d’instinct.
Curieusement, elle était parmi les esprits sceptiques les plus convaincus qu’il ait rencontrés et peut-être (c’était une théorie qu’il avait échafaudée pour l’expliquer, si transparente par certains aspects, si insondable par d’autres), peut-être se disait-elle : puisque notre race est condamnée, enchaînés que nous sommes à un vaisseau qui sombre (jeune fille, ses lectures favorites étaient Huxley et Tyndall, et tous deux affectionnaient ces métaphores nautiques), puisque tout cela n’est qu’une mauvaise blague, tenons au moins notre rôle ; allégeons les souffrances de nos compagnons d’infortune (Huxley encore) ; décorons le cachot de fleurs et de coussins pneumatiques ; soyons aussi convenables que possible. Les dieux, ces criminels, n’en feront pas toujours à leur tête –son idée sur la question étant que les dieux, qui ne perdaient jamais une occasion de blesser, de contrarier et de gâcher les vies humaines, étaient sérieusement déconcertés si vous vous comportiez quand même comme une grande dame. Cette phase avait succédé directement à la mort de Sylvia –cette horrible histoire. Voir votre propre sœur mourir écrasée par un arbre (entièrement par la faute de Justin Parry –à cause de sa négligence) sous vos yeux, une jeune fille elle aussi à l’aube de la vie, la plus douée d’entre elles disait toujours Clarissa, c’était assez pour vous rendre amère. Par la suite, elle n’était peut-être plus aussi formelle. Elle pensait que les dieux n’existaient pas ; que personne n’y était pour rien ; ainsi elle se constitua cette religion d’une athée qui faisait le bien par amour du bien.
Et bien sûr elle profitait intensément de la vie. C’était sa nature de tirer plaisir des choses »

IRLment,

MF

http://www.youtube.com/watch?v=9tgxIWgJ_DE</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Et oui…la litté rature !</p>
<p>«Non, non, non ! Il n’était plus amoureux d’elle ! Il se sentait seulement, après l’avoir vue ce matin, entre ses ciseaux et ses soieries, se préparant pour la réception, incapable d’échapper à son souvenir ; elle ne cessait de lui revenir comme un dormeur qui ballotterait contre lui dans un wagon de chemin de fer ; ce qui n’était pas être amoureux bien sûr ; c’était penser à elle, la critiquer, recommencer, trente ans après, à essayer de l’élucider. Ce que l’on pouvait dire d’évident à son propos, c’est qu’elle était mondaine ; elle était trop préoccupée de son rang social, de bonne société, de réussite dans le monde – c’était la vérité d’une certaine façon ; elle l’avait reconnu devant lui. (Vous pouviez toujours lui faire admettre les choses si vous en preniez la peine, elle était honnête.) Elle disait bien qu’elle détestait les rombières, les radoteurs et les ratés, ce qu’il était lui-même sans doute ; elle pensait que les gens n’avaient pas le droit de s’avachir, les mains dans les poches, il fallait faire quelque chose, devenir quelqu’un ; et ce beau monde, ces duchesses, ces vieilles comtesses chenues que l’on rencontrait dans son salon, et qui étaient à cent lieues de représenter quoi que ce soit pour lui, incarnaient pour elle la réalité. Lady Bexborough, avait-elle dit un jour, se tenait droite (comme d’ailleurs Clarissa ; elle ne se relâchait en aucun sens du terme ; elle était droite comme une flèche, un peu rigide à dire vrai). Elle disait qu’ils avaient une sorte de courage qu’elle respectait de plus en plus à mesure qu’elle prenait de l’âge. Il y avait beaucoup de Dalloway dans tout cela naturellement ; c’était imprégné d’esprit civique, d’Empire britannique, de réforme des tarifs douaniers, bref l’esprit de la classe dominante n’avait pas manqué de déteindre sur elle. Avec deux fois plus d’intelligence que lui, il fallait qu’elle voie les choses avec son regard à lui –une des tragédies de la vie conjugale. Avec l’esprit qu’elle avait, il fallait toujours qu’elle cite Richard –comme si on ne savait pas à la virgule près ce que pensait Richard en lisant le Morning Post du matin ! Ces réceptions, par exemple, elle ne les donnait que pour lui, ou pour l’idée qu’elle se faisait de lui (pour rendre justice à Richard, il aurait été plus heureux comme agriculteur dans le Norfolk). Elle faisait de son salon une sorte de lieu de rencontre ; elle avait du génie pour cela. Maintes et maintes fois, il l’avait vue entreprendre quelque jeune homme inexpérimenté, le tourner et le retourner, l’éveiller ; le lancer. Naturellement, des quantités de gens sans intérêt s’agglutinaient autour d’elle. mais des gens insolites apparaissaient inopinément ; parfois un artiste ; parfois un écrivain ; curieux gibier dans cette atmosphère. Et il y avait derrière tout cela un réseau de visites, de cartes à déposer, de gentillesses à faire aux gens ; courir partout avec des bouquets de fleurs, des petits cadeaux. Untel allait en France –il fallait lui trouver un coussin pneumatique ; elle y laissait son énergie ; tout ce commerce incessant qu’entretiennent les femmes de son genre ; mais elle s’y prêtait avec sincérité, naturelle d’instinct.<br />
Curieusement, elle était parmi les esprits sceptiques les plus convaincus qu’il ait rencontrés et peut-être (c’était une théorie qu’il avait échafaudée pour l’expliquer, si transparente par certains aspects, si insondable par d’autres), peut-être se disait-elle : puisque notre race est condamnée, enchaînés que nous sommes à un vaisseau qui sombre (jeune fille, ses lectures favorites étaient Huxley et Tyndall, et tous deux affectionnaient ces métaphores nautiques), puisque tout cela n’est qu’une mauvaise blague, tenons au moins notre rôle ; allégeons les souffrances de nos compagnons d’infortune (Huxley encore) ; décorons le cachot de fleurs et de coussins pneumatiques ; soyons aussi convenables que possible. Les dieux, ces criminels, n’en feront pas toujours à leur tête –son idée sur la question étant que les dieux, qui ne perdaient jamais une occasion de blesser, de contrarier et de gâcher les vies humaines, étaient sérieusement déconcertés si vous vous comportiez quand même comme une grande dame. Cette phase avait succédé directement à la mort de Sylvia –cette horrible histoire. Voir votre propre sœur mourir écrasée par un arbre (entièrement par la faute de Justin Parry –à cause de sa négligence) sous vos yeux, une jeune fille elle aussi à l’aube de la vie, la plus douée d’entre elles disait toujours Clarissa, c’était assez pour vous rendre amère. Par la suite, elle n’était peut-être plus aussi formelle. Elle pensait que les dieux n’existaient pas ; que personne n’y était pour rien ; ainsi elle se constitua cette religion d’une athée qui faisait le bien par amour du bien.<br />
Et bien sûr elle profitait intensément de la vie. C’était sa nature de tirer plaisir des choses »</p>
<p>IRLment,</p>
<p>MF</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=9tgxIWgJ_DE" rel="nofollow">http://www.youtube.com/watch?v=9tgxIWgJ_DE</a></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : kathleen</title>
		<link>http://www.yankay.net/opusxvii/index.php/nihilistes-et-neantistes/comment-page-1/#comment-1171</link>
		<dc:creator>kathleen</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Jul 2009 22:12:35 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.yankay.net/opusxvii/index.php/nihilistes-et-neantistes/#comment-1171</guid>
		<description>"pensée positive gnan-gnan" : combien de fois ne m'a-t-on pas brandi cette réticence facile, lorsque je m'attaquais à faire l'éloge de ce livre, le meilleur pour moi de Nancy Houston. Mais lisez le donc ! éprouvez ses couleurs, ses morsures, ses craintes, sa sensibilité, ses révoltes. Ygor dit "courageuse" et je le remercie de ce terme car il en faut, étant femme qui plus est, pour se libérer des idées que l'on se fait d'une littérature valable : virile, forte, couillue, suffisante, proclamée (et Jelinek ne le démentirai pas)et affronter ces mauvais baiseurs pour qui une femme qui fait l'éloge de la vie (et des bébés, mais oui je vous entends ricaner...)est forcément une romancière gnan-gnan pour lecteur en mal d'émerveillements. 
Nancy Houston est à la hauteur des auteurs qu'elle convoque, elle a sûrement d'ailleurs porter leurs couleurs, elle sait de quoi elle parle, seulement ce carnaval ne lui plaît plus, elle a confié ses couilles à l'homme qu'elle aime et choisi de combattre en femme. 
Une auteur s'épanouit. Et j'en profite encore.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>“pensée positive gnan-gnan” : combien de fois ne m’a-t-on pas brandi cette réticence facile, lorsque je m’attaquais à faire l’éloge de ce livre, le meilleur pour moi de Nancy Houston. Mais lisez le donc ! éprouvez ses couleurs, ses morsures, ses craintes, sa sensibilité, ses révoltes. Ygor dit “courageuse” et je le remercie de ce terme car il en faut, étant femme qui plus est, pour se libérer des idées que l’on se fait d’une littérature valable : virile, forte, couillue, suffisante, proclamée (et Jelinek ne le démentirai pas)et affronter ces mauvais baiseurs pour qui une femme qui fait l’éloge de la vie (et des bébés, mais oui je vous entends ricaner…)est forcément une romancière gnan-gnan pour lecteur en mal d’émerveillements.<br />
Nancy Houston est à la hauteur des auteurs qu’elle convoque, elle a sûrement d’ailleurs porter leurs couleurs, elle sait de quoi elle parle, seulement ce carnaval ne lui plaît plus, elle a confié ses couilles à l’homme qu’elle aime et choisi de combattre en femme.<br />
Une auteur s’épanouit. Et j’en profite encore.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Clarinesse</title>
		<link>http://www.yankay.net/opusxvii/index.php/nihilistes-et-neantistes/comment-page-1/#comment-1168</link>
		<dc:creator>Clarinesse</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 19:09:20 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.yankay.net/opusxvii/index.php/nihilistes-et-neantistes/#comment-1168</guid>
		<description>Je vous lis parfois, en silence, tant l'acuité de la réflexion et la richesse des références  m'imposent un respect qui se passe de mots (des miens, surtout, tant je suis loin de cette ampleur).
Mais l'évolution de votre regard sur le nihilisme et la désespérance est tellement identique à ce que j'ai pu ressentir que je ne peux qu'ajouter la plate expression de mon plein accord. Il m'a fallu huit ans pour me libérer du diktat de la détestation du monde, de cette pose mortifère de blasé, qui désenchante aussi bien le réel (les philosophes que vous citez), que la littérature (l'imposture du Nouveau Roman par exemple) et qui, en mon cas, stérilisa toute velléité créatrice.
Je ne sais si je dois avoir honte de citer ici l'auteur qui m'a "sauvée" par la lumineuse caresse de son regard et de son verbe, tant il est moqué par beaucoup d'intellectuels comme l'archétype du niaiseux. Mais ayant pu expérimenter à maintes reprises que le ridicule ne tuait pas, je me risque à nommer Bobin.

PS : Le détail sur la première chute de vélo du fruit de ses tripailles m'a fait sourire :
1°) par la coïncidence chronologique avec celle du mien, il y a quelques semaines à peine.
2°)par sa totale justesse, car il manque parfois à ceux qui n'ont jamais craint pour la vie qu'ils ont donnée une capacité d'empathie fondamentale.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je vous lis parfois, en silence, tant l’acuité de la réflexion et la richesse des références  m’imposent un respect qui se passe de mots (des miens, surtout, tant je suis loin de cette ampleur).<br />
Mais l’évolution de votre regard sur le nihilisme et la désespérance est tellement identique à ce que j’ai pu ressentir que je ne peux qu’ajouter la plate expression de mon plein accord. Il m’a fallu huit ans pour me libérer du diktat de la détestation du monde, de cette pose mortifère de blasé, qui désenchante aussi bien le réel (les philosophes que vous citez), que la littérature (l’imposture du Nouveau Roman par exemple) et qui, en mon cas, stérilisa toute velléité créatrice.<br />
Je ne sais si je dois avoir honte de citer ici l’auteur qui m’a “sauvée” par la lumineuse caresse de son regard et de son verbe, tant il est moqué par beaucoup d’intellectuels comme l’archétype du niaiseux. Mais ayant pu expérimenter à maintes reprises que le ridicule ne tuait pas, je me risque à nommer Bobin.</p>
<p>PS : Le détail sur la première chute de vélo du fruit de ses tripailles m’a fait sourire :<br />
1°) par la coïncidence chronologique avec celle du mien, il y a quelques semaines à peine.<br />
2°)par sa totale justesse, car il manque parfois à ceux qui n’ont jamais craint pour la vie qu’ils ont donnée une capacité d’empathie fondamentale.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : gorgu</title>
		<link>http://www.yankay.net/opusxvii/index.php/nihilistes-et-neantistes/comment-page-1/#comment-1167</link>
		<dc:creator>gorgu</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 13:34:07 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.yankay.net/opusxvii/index.php/nihilistes-et-neantistes/#comment-1167</guid>
		<description>Bien qu'approuvant votre distance critique face aux discours de ces merveilleux misanthropes, je me demande dans quelle mesure vous ne vous méprenez pas sur la nature exacte de l'essai de N. Huston, qui me paraît un condensé de pensée positive gnan gnan tout-à-fait dans l'air du temps, et je vous invite à lire le texte "La colère d'une mère" de François Ricard paru dans son recueil "Chroniques d'une époque loufoque" paru il y a de cela quelques années je le crains et sans doute difficilement trouvable.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bien qu’approuvant votre distance critique face aux discours de ces merveilleux misanthropes, je me demande dans quelle mesure vous ne vous méprenez pas sur la nature exacte de l’essai de N. Huston, qui me paraît un condensé de pensée positive gnan gnan tout-à-fait dans l’air du temps, et je vous invite à lire le texte “La colère d’une mère” de François Ricard paru dans son recueil “Chroniques d’une époque loufoque” paru il y a de cela quelques années je le crains et sans doute difficilement trouvable.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Yanka</title>
		<link>http://www.yankay.net/opusxvii/index.php/nihilistes-et-neantistes/comment-page-1/#comment-1165</link>
		<dc:creator>Yanka</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2009 16:47:43 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.yankay.net/opusxvii/index.php/nihilistes-et-neantistes/#comment-1165</guid>
		<description>Je voudrais répondre à tout le monde, mais ce n'est pas possible, d'autant moins que je reçois aussi par mail des réactions pas mal intéressantes. Réglons cependant le cas Bob...

Mon cher Bob, une première chose : vous me tutoyez. Venant d'un personnage aussi désagréable que vous, je prends ça pour du mépris et non pour de la désinvolture. 

Seconde chose. Vos commentaires se ressemblent tous, ici ou chez le Stalker : logorrhée, délire verbal manifeste. Vous n'incitez pas à la discussion. Vous semblez n'avoir pour but que d'asséner. 

Pour le reste... 

Je n'ai jamais dit que j'avais été nihiliste. Faut pas pousser. J'ai parlé de désespoir. Et là encore, faut voir lequel. Rien d'absolu, rien de vital : un désespoir qui ressemble à du désenchantement, tel celui qui frappe un nombre considérable d'artistes ou d'intellectuels vers la trentaine (en gros), quand il se rendent compte enfin que le monde ne s'adaptera jamais à eux, à leurs rêves démesurés de puissance, que le monde est ce qu'il est, plus ou moins plat et décevant, et qu'il leur faudrait au contraire s'adapter au monde, consentir au monde, essayez d'y vivre, bon an mal an. Le désenchantement ou la désillusion proviennent de cette révélation : le soufflé qui retombe, une sorte de déconfiture personnelle, une découverte du leurre dans lequel nous pataugions et qu'il est dur d'accepter, d'autant plus dur que souvent, l'illusion a pour fondement non pas tant la naïveté du personnage que l'exacerbation de son esprit, de ses sens, par une certaine littérature. On lit Nietzsche et on se sent puissant, un surhomme, on pète le feu, on rugit. On regarde la vie de Nietzsche, on voit l'existence assez triste d'un pauvre type, incapable de séduire une femme, un impuissant qui s'est vengé de ses frustrations par la philosophie, d'une manière certes magnifique, mais qui doit nous inciter à plus de méfiance vis-à-vis de son œuvre, pas du tout en adéquation avec ce qu'était le bonhomme Nietzsche. Schopenhauer, même chose. Et que dire de Ladislav Klíma ! Une terreur en philosophie, un pleutre dans la vie, qui prodiguait des titres à tout le monde, s'excusait de tout, était d'une timidité et d'une politesse assez peu en accord avec la brutalité et la radicalité de son discours. Alors bien sûr on peut le lire, et Nietzsche et Schopenhauer, mais il faut savoir qui ils étaient vraiment et les ramener sur terre, au lieu de nous laisser entrainer par eux dans un ailleurs qui n'est pas le monde, mais une vision pessimiste et déformée du monde. Vous voulez savoir ? Ils étaient des minables. Personnellement, ça me les rend plutôt sympathiques, plus humains. C'est leurs œuvres dont je me méfie, des impératifs que j'y trouve, ce mépris de frustrés pour la terre entière, dont il n'ont de cesse de dénoncer la médiocrité. Mais où est-elle vraiment, cette médiocrité ? Si je vous traite de con, ça ne veut pas dire que vous êtes con, ça veut dire que je le pense. Nuance ! Si bien que quand Schopenhauer maltraite les femmes, par exemple, d'une façon tout de même ridicule venant de la part d'un homme qui n'en a pas touchées beaucoup et n'en connaissait guère, je ne me sens pas tenu de croire qu'il dit sur elles la vérité. En fait, son opinion sur les femmes n'a pas plus d'intérêt, philosophiquement parlant, que les miennes sur la reproduction des bouquetins, un domaine où je n'ai aucune compétence.

Lorsqu'on comprend que le monde ne s'adaptera jamais à nos rêves, deux choix possibles : s'enferrer, devenir un forcené de la négation, une tête brulée, soit un individu à peu près infect. Ou bien, et c'est l'option que j'ai choisie, vous acceptez le monde tel qu'il est, vous acceptez d'en être, vous reconnaissez que dans le jeu vous n'êtes qu'un pion. Que se passe-t-il alors ? Vos épaules tombent, donc votre tête se redresse, parce que vos angoisses imbéciles décrochent, comme les fruits pourris d'un arbre malade : vous êtes libéré. Vous pouvez vivre, enfin ! Et cela ne signifie pas que vous consentiez à vivre médiocrement. Vous êtes une grenouille et le monde est un bœuf. On peut vivre pleinement une vie de grenouille...

Sauf Houellebecq, Angot et Jelinek, j'aime tous les auteurs mis en joue, en particulier Cioran, Beckett et surtout Thomas Bernhard. Mais lorsque je lis ce dernier, je le ramène à sa dimension humaine, je vois le pauvre type qui n'a probablement jamais touché une femme de sa vie, qui vivait avec sa « tante » (Hedwig Satavianicek), une femme plus âgée que lui de... 37 ans (elle a 56 ans, lui 19), avec qui il vivra jusqu'à sa mort en 84 (34 ans de vie commune) et qui lui servira de mère, d'infirmière, de bonne et d'oreilles, avec qui il n'aura jamais de relation intime plus poussée. Quand je lis Bernhard, je suis donc méfiant. Parce que je connais sa vie, je ne cesse de voir l'homme derrière, et je comprends ce qui motive sa détestation de tout (sauf Bach). Il exprime non la vérité sur le monde (l'Autriche, les femmes, les enfants, etc.), mais son malaise au sein de ce monde qui le rejetait enfant. Il ne cesse d'ailleurs de revivre son cauchemar, de le ressasser, de chercher à s'en débarrasser via l'écriture. C'est une thérapie (vouée à l'échec), un exutoire. On voudrait que je voie le monde avec son regard à lui, prétendument lucide ? Non, merci. 

Je ne vous réponds pas sur le reste, car ce sont des sommations. 

Je connais un peu Hans-Henny Jahnn. Est-ce de lui que vous parlez ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je voudrais répondre à tout le monde, mais ce n’est pas possible, d’autant moins que je reçois aussi par mail des réactions pas mal intéressantes. Réglons cependant le cas Bob…</p>
<p>Mon cher Bob, une première chose : vous me tutoyez. Venant d’un personnage aussi désagréable que vous, je prends ça pour du mépris et non pour de la désinvolture. </p>
<p>Seconde chose. Vos commentaires se ressemblent tous, ici ou chez le Stalker : logorrhée, délire verbal manifeste. Vous n’incitez pas à la discussion. Vous semblez n’avoir pour but que d’asséner. </p>
<p>Pour le reste… </p>
<p>Je n’ai jamais dit que j’avais été nihiliste. Faut pas pousser. J’ai parlé de désespoir. Et là encore, faut voir lequel. Rien d’absolu, rien de vital : un désespoir qui ressemble à du désenchantement, tel celui qui frappe un nombre considérable d’artistes ou d’intellectuels vers la trentaine (en gros), quand il se rendent compte enfin que le monde ne s’adaptera jamais à eux, à leurs rêves démesurés de puissance, que le monde est ce qu’il est, plus ou moins plat et décevant, et qu’il leur faudrait au contraire s’adapter au monde, consentir au monde, essayez d’y vivre, bon an mal an. Le désenchantement ou la désillusion proviennent de cette révélation : le soufflé qui retombe, une sorte de déconfiture personnelle, une découverte du leurre dans lequel nous pataugions et qu’il est dur d’accepter, d’autant plus dur que souvent, l’illusion a pour fondement non pas tant la naïveté du personnage que l’exacerbation de son esprit, de ses sens, par une certaine littérature. On lit Nietzsche et on se sent puissant, un surhomme, on pète le feu, on rugit. On regarde la vie de Nietzsche, on voit l’existence assez triste d’un pauvre type, incapable de séduire une femme, un impuissant qui s’est vengé de ses frustrations par la philosophie, d’une manière certes magnifique, mais qui doit nous inciter à plus de méfiance vis-à-vis de son œuvre, pas du tout en adéquation avec ce qu’était le bonhomme Nietzsche. Schopenhauer, même chose. Et que dire de Ladislav Klíma ! Une terreur en philosophie, un pleutre dans la vie, qui prodiguait des titres à tout le monde, s’excusait de tout, était d’une timidité et d’une politesse assez peu en accord avec la brutalité et la radicalité de son discours. Alors bien sûr on peut le lire, et Nietzsche et Schopenhauer, mais il faut savoir qui ils étaient vraiment et les ramener sur terre, au lieu de nous laisser entrainer par eux dans un ailleurs qui n’est pas le monde, mais une vision pessimiste et déformée du monde. Vous voulez savoir ? Ils étaient des minables. Personnellement, ça me les rend plutôt sympathiques, plus humains. C’est leurs œuvres dont je me méfie, des impératifs que j’y trouve, ce mépris de frustrés pour la terre entière, dont il n’ont de cesse de dénoncer la médiocrité. Mais où est-elle vraiment, cette médiocrité ? Si je vous traite de con, ça ne veut pas dire que vous êtes con, ça veut dire que je le pense. Nuance ! Si bien que quand Schopenhauer maltraite les femmes, par exemple, d’une façon tout de même ridicule venant de la part d’un homme qui n’en a pas touchées beaucoup et n’en connaissait guère, je ne me sens pas tenu de croire qu’il dit sur elles la vérité. En fait, son opinion sur les femmes n’a pas plus d’intérêt, philosophiquement parlant, que les miennes sur la reproduction des bouquetins, un domaine où je n’ai aucune compétence.</p>
<p>Lorsqu’on comprend que le monde ne s’adaptera jamais à nos rêves, deux choix possibles : s’enferrer, devenir un forcené de la négation, une tête brulée, soit un individu à peu près infect. Ou bien, et c’est l’option que j’ai choisie, vous acceptez le monde tel qu’il est, vous acceptez d’en être, vous reconnaissez que dans le jeu vous n’êtes qu’un pion. Que se passe-t-il alors ? Vos épaules tombent, donc votre tête se redresse, parce que vos angoisses imbéciles décrochent, comme les fruits pourris d’un arbre malade : vous êtes libéré. Vous pouvez vivre, enfin ! Et cela ne signifie pas que vous consentiez à vivre médiocrement. Vous êtes une grenouille et le monde est un bœuf. On peut vivre pleinement une vie de grenouille…</p>
<p>Sauf Houellebecq, Angot et Jelinek, j’aime tous les auteurs mis en joue, en particulier Cioran, Beckett et surtout Thomas Bernhard. Mais lorsque je lis ce dernier, je le ramène à sa dimension humaine, je vois le pauvre type qui n’a probablement jamais touché une femme de sa vie, qui vivait avec sa « tante » (Hedwig Satavianicek), une femme plus âgée que lui de… 37 ans (elle a 56 ans, lui 19), avec qui il vivra jusqu’à sa mort en 84 (34 ans de vie commune) et qui lui servira de mère, d’infirmière, de bonne et d’oreilles, avec qui il n’aura jamais de relation intime plus poussée. Quand je lis Bernhard, je suis donc méfiant. Parce que je connais sa vie, je ne cesse de voir l’homme derrière, et je comprends ce qui motive sa détestation de tout (sauf Bach). Il exprime non la vérité sur le monde (l’Autriche, les femmes, les enfants, etc.), mais son malaise au sein de ce monde qui le rejetait enfant. Il ne cesse d’ailleurs de revivre son cauchemar, de le ressasser, de chercher à s’en débarrasser via l’écriture. C’est une thérapie (vouée à l’échec), un exutoire. On voudrait que je voie le monde avec son regard à lui, prétendument lucide ? Non, merci. </p>
<p>Je ne vous réponds pas sur le reste, car ce sont des sommations. </p>
<p>Je connais un peu Hans-Henny Jahnn. Est-ce de lui que vous parlez ?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : AS</title>
		<link>http://www.yankay.net/opusxvii/index.php/nihilistes-et-neantistes/comment-page-1/#comment-1164</link>
		<dc:creator>AS</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Jun 2009 21:07:37 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.yankay.net/opusxvii/index.php/nihilistes-et-neantistes/#comment-1164</guid>
		<description>Absolument lumineux, parfaitement équilibré, une mise en balance de tous les contrepoids philosophiques disponibles, qui plus est avec légèreté et maitrise...

Perfect! Et cerise... même pas long ni lourd!

Vous venez de me conforter dans cette décision que j'ai prise de ne pas tenir de blog! Tout y est...!

Je n'ai lu aucun des livres évoqués dans ce billet mais grâce à vous c'est comme si je les avait tous lus. Je vous en remercie encore plus vivement puisque grâce à votre texte, c'est comme si vous les aviez lus pour moi!

Je n'en fais pas complexe ni mystère, je n'ai pas d'attrait particulier pour la littérature, je n'ai d'intérêt que pour le langage, celui qui parle du réel, donc je me coltine le réel, comme vous dites, je préfère ça aussi... plus dur mais plus sain, plus formateur, plus constructif, plus risqué.... Bref, vous êtes dans le vrai du vrai...  Je suis, par contre, contrits à l'idée que vous vous êtes tapé une sacrée enfilade d'abjections couchées sur velin avant de l'avoir perçu.

Mais comme semble le dire le filigrane de votre analyse: 

Soyons ce que nous sommes et ne soyons que cela...!

Vous êtes, donc? Et bien m'en voila fort aise!

Je reviendrais!

Salutations...

PS: Me relisant, je me rend compte que je suis injuste et moqueur... C'est plutôt votre patience à lire le néant sans y tomber qui vous a donné cette plume, assurement!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Absolument lumineux, parfaitement équilibré, une mise en balance de tous les contrepoids philosophiques disponibles, qui plus est avec légèreté et maitrise…</p>
<p>Perfect! Et cerise… même pas long ni lourd!</p>
<p>Vous venez de me conforter dans cette décision que j’ai prise de ne pas tenir de blog! Tout y est…!</p>
<p>Je n’ai lu aucun des livres évoqués dans ce billet mais grâce à vous c’est comme si je les avait tous lus. Je vous en remercie encore plus vivement puisque grâce à votre texte, c’est comme si vous les aviez lus pour moi!</p>
<p>Je n’en fais pas complexe ni mystère, je n’ai pas d’attrait particulier pour la littérature, je n’ai d’intérêt que pour le langage, celui qui parle du réel, donc je me coltine le réel, comme vous dites, je préfère ça aussi… plus dur mais plus sain, plus formateur, plus constructif, plus risqué.… Bref, vous êtes dans le vrai du vrai…  Je suis, par contre, contrits à l’idée que vous vous êtes tapé une sacrée enfilade d’abjections couchées sur velin avant de l’avoir perçu.</p>
<p>Mais comme semble le dire le filigrane de votre analyse: </p>
<p>Soyons ce que nous sommes et ne soyons que cela…!</p>
<p>Vous êtes, donc? Et bien m’en voila fort aise!</p>
<p>Je reviendrais!</p>
<p>Salutations…</p>
<p>PS: Me relisant, je me rend compte que je suis injuste et moqueur… C’est plutôt votre patience à lire le néant sans y tomber qui vous a donné cette plume, assurement!</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Christine</title>
		<link>http://www.yankay.net/opusxvii/index.php/nihilistes-et-neantistes/comment-page-1/#comment-1163</link>
		<dc:creator>Christine</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Jun 2009 20:56:53 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.yankay.net/opusxvii/index.php/nihilistes-et-neantistes/#comment-1163</guid>
		<description>Saine réaction. Et utile témoignage. Merci.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Saine réaction. Et utile témoignage. Merci.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : bob</title>
		<link>http://www.yankay.net/opusxvii/index.php/nihilistes-et-neantistes/comment-page-1/#comment-1162</link>
		<dc:creator>bob</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Jun 2009 20:38:07 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.yankay.net/opusxvii/index.php/nihilistes-et-neantistes/#comment-1162</guid>
		<description>comme  ton texte et triste,sans force,tout droit sorti de la littérature que maintenant tu hais.tu as gardé Céline et à moitié Bernard .Dans le livre "Thierry" deMarc Cholodenko(né en 1950)il dit nous étions tous parti avec modèle Céline et Bernard et avions poursuivi la manière de T Bernard.(avant le parti pris des choses d'heiddeger)
Et comme on sent l'impuissance d'écrire un livre désiré.et quel sont les auteurs du bohneur qu'on peut lire,as-tu eu le temps de les lire,et pourquoi cette conversion?elle vient de toi ou d'autres?que tu trouves osant parler,mais pas tout à fait vraiment écrire une oeuvre de poids.Tu étais nihiliste qu'es-tu devenu?as-tu lu "passage à la ligne" et"de la ligne,"le livre du bohneur" ou l'autobiographie de Powys,et hans henry janh n'est t'il pas l'écrivain le plus nihiliste,ou peut être le plus décadent ou toutefois à le lire:dérangeant.et verlaine danse la yanka dans une saison en enfer,et la démission de la poésie de son temps c'était quand?au Rimbaud?pour moi à la deuxième déclaration au poste de police,là c'est fini,on met au propre la saison et on part.Je sais plus si tu as écrit un livre,et si oui me sera t'il heureux.Et ce n'est pas l'auteur ou le lecteur qui fait le bien ou le mal c'est dieu,l'auteur sème le lecteur moisonne dieu fait croitre.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>comme  ton texte et triste,sans force,tout droit sorti de la littérature que maintenant tu hais.tu as gardé Céline et à moitié Bernard .Dans le livre “Thierry” deMarc Cholodenko(né en 1950)il dit nous étions tous parti avec modèle Céline et Bernard et avions poursuivi la manière de T Bernard.(avant le parti pris des choses d’heiddeger)<br />
Et comme on sent l’impuissance d’écrire un livre désiré.et quel sont les auteurs du bohneur qu’on peut lire,as-tu eu le temps de les lire,et pourquoi cette conversion?elle vient de toi ou d’autres?que tu trouves osant parler,mais pas tout à fait vraiment écrire une oeuvre de poids.Tu étais nihiliste qu’es-tu devenu?as-tu lu “passage à la ligne” et“de la ligne,“le livre du bohneur” ou l’autobiographie de Powys,et hans henry janh n’est t’il pas l’écrivain le plus nihiliste,ou peut être le plus décadent ou toutefois à le lire:dérangeant.et verlaine danse la yanka dans une saison en enfer,et la démission de la poésie de son temps c’était quand?au Rimbaud?pour moi à la deuxième déclaration au poste de police,là c’est fini,on met au propre la saison et on part.Je sais plus si tu as écrit un livre,et si oui me sera t’il heureux.Et ce n’est pas l’auteur ou le lecteur qui fait le bien ou le mal c’est dieu,l’auteur sème le lecteur moisonne dieu fait croitre.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
</channel>
</rss>
