
La race est l’avenir de l’homme.
C’est un long chemin, de devenir, sinon raciste, au moins racialiste.
Les choses sont plus claires, après : il n’y a pas d’avenir commun entre les Noirs et les autres.
100 000 ans de séparation complète entre les Africains et les autres, c’est quasiment irréversible, les différences sont déjà très importantes.
À dire vrai, je pense qu’un processus de spéciation était en cours. Comme chaque fois que des groupes vivants se séparent. On parle tout naturellement de l’ancêtre commun aux hommes et aux grands singes… Éléphants d’Afrique et d’Asie se sont séparés. Tigres et lions. Cheval et âne. Je ne connais pas les durées de ces évolutions distinctes, mais à l’évidence il se passait la même chose dans l’espèce humaine. Encore 200 000 ans ? Il suffit d’un tout petit remaniement chromosomique, et c’est fait.
Tous ceux qui nous disent que la nature procède par fusions et par mélanges racontent n’importe quoi : la nature passe son temps à séparer, à spécialiser, à différencier. D’où l’incroyable, l’invraisemblable, l’immense diversité du vivant.
Rien que parmi les hommes, on ne peut qu’être frappé de l’énorme diversité des « sous-ensembles » des populations d’Afrique, autant de quasi-isolats qui ont évolué chacun sur place, dans des environnements distincts et distants, qui ont sélectionné des morphotypes aussi différents que les Masaï et les Pygmées, ou les Peuls (mauvais exemple, mais il ne m’en vient pas d’autre à l’instant) et les Zoulous.
Le dernier ancêtre commun aux Japonais et aux Congolais remonte à 100 000 ans. Ces populations ont évolué séparément, sans plus jamais se rencontrer. Et on voudrait nous expliquer que le métissage est le seul moyen d’évoluer ?
Tags de cet article : diversité, évolution, métissage, Race, racisme



22 commentaires dans " La race est l’avenir de l’homme "
S'abonner au flux rss ou faire un TrackbackÀ l’échelle mondiale, non, certainement pas. Mais à l’échelle de la société française, je ne vois rien d’autre que le métissage pour éviter la guerre civile interethnique qui nous pend au nez.
” Tous ceux qui nous disent que la nature procède par fusions et par mélanges racontent n’importe quoi : la nature passe son temps à séparer, à spécialiser, à différencier. D’où l’incroyable, l’invraisemblable, l’immense diversité du vivant. ”
Voilà une déclaration frappée au coin du bon sens, c’est le moins que l’on puisse dire.
Ensuite, bien sûr, intervient la Culture qui ne cesse d’être l’alliée de la Nature, ou bien, c’est selon, qui ne cesse de la canaliser, de la contrôler, sinon de la contredire…
Enfin bref, ces deux-là, Nature et Culture, essaient de composer tant bien que mal, vieille affaire que tout cela…
Cela étant, il me semble que le premier champ de bataille où se confrontent ces deux lascars, parfois où ils s’affrontent, n’est ailleurs qu’en nous-même…
Là-dessus, me reviennent en mémoire les linéaments d’une très belle page de Canetti, mais impossible de remettre la main dessus.
Peu importe.
Ah oui, cette remarque à propos du métissage : c’est tout de même l’un des fondements de toute civilisation, pour ne pas dire son socle sacré entre tous…
Si tel n’était pas le cas, rien ne servirait alors de bannir absolument et définitivement l’inceste.
Le métissage n’est en rien, jamais, nulle part, l’un des fondement d’aucune civilisation.
L’exogamie, oui. Mais ça n’a rien à voir : suffit de pas copuler dans sa famille. Dans sa famille très proche, uniquement : même les cousin(e)s, ce n’est pas un interdit.
C’est sympa, d’ailleurs.
Mais au Canada, vous ne risquez rien…
Henri, je ne vois pas très bien à quoi vous faites précisément allusion. Au fait que le métissage ne risque pas d’affecter le Canada (en quoi vous vous fourrez le doigt dans l’œil) ? Au fait que de tels propos émis au Canada ne risquent pas de valoir je ne sais quoi de fantasmatiques, genre poursuites judiciaires, ce sport national français ? Il faut que vous sachiez que si moi, Ygor Yanka, je vis au Canada, ce n’est pas le cas de Paul Ashbey, ma nouvelle recrue.
A vrai dire, Yanka, je suis assez hérissé, vous l’avez compris par ces histoires de race; je ne comprends guère en quoi la diversité dépendrait d’abord d’une sorte de cristallisation des “races”, nous ne parlons pas ici de lions, de rats ou de paramécies, mais d’hommes, métissés ou non, qui ont une intelligence, une âme, qui se posent de la même façon la question de leur origine, de leur fin, qui mettent en oeuvre des capacités créatrices, etc, si diversité, il y a, elle vient de là, et bien peu de la couleur de la peau ou de je ne sais quel folklore, pour exagérer (volontairement, sans accusation, cela est dit comme une question) votre note
il faudrait à la limite pour que s’épanouisse la diversité instaurer de véritables apartheid! Et je m’étonne en outre que pour une question si délicate, vous ne donniez pas vos sources. Qui défend votre thèse?
Que ce soit le métissage ou le concept de spéciation cher à Ernst Mayr, évoluer, oui, mais vers quoi ?
L’Europe même présente en effet des “sous-ensemble”.
Si un sicilien brun et ténébreux se lie avec une suédoise blonde et cristalline, irait-on à l’encontre de ce qu’a décidé la nature ?
Je me rappelle la première fois où j’ai quitté la Provence pour rejoindre Paris en voiture. Je devais avoir 13 ou 14 ans. Après 6h de trajet, nous sortîmes de l’autoroute pour nous diriger vers un supermarché dont l’enseigne était une drapeau à damier noir et blanc (pour ceux qui se souviennent). Nous étions près d’Auxerre.
Une fois dans le magasin, je fus stupéfait. Je n’osai ouvrir la bouche. J’observai. Merde, ils avaient le visage rougeaud les gars, assez gras, costauds en tout cas. Tous la même tête. Pareil pour les femmes. (Et j’exagère pas !!!)
Je croyais que les français ressemblaient à tous ceux que je côtoyais autour de moi… en Provence ?!?
Mais ceux là… Franchement, la première chose que je me suis dite en les voyant, c’est qu’ils sont… moches. Aussi disgracieux que des vaches. Et leur comportement alors, la façon de se mouvoir, de regarder.
…
Après Paris, nous fîmes un tour en Alsace, dans le Nord Pas de Calais, en Bretagne, en Gironde, le Pays Basque…
…
C’est à cette époque que j’ai compris que la France, c’était une vaste tentative de métissage. Et puis bordel, les gaulois, les romains, les perses, les arabes, les italiens, les espagnols, les francs, les vikings, les goths, les ostrogoths…
Oui, ok, je parle de nation, d’identité nationale, va-t’on me rétorquer avec à propos. Ouais, un savoyard, c’est différent d’un breton. Ok, ok…
Pourtant, je vous le dis moi, tout provençal (et fier de l’être) que je suis, musulman, d’origine arabe (entre autre, je vous parle pas du sang turc ou du sang indien qui coule dans mes veines) et les yeux un peu bridés (je vous dis pas les frais pour guérir de ma schizophrénie), peuchère, quand je quitte mon païs par le nord, je remarque assez vite que je suis dans la Drôme rien qu’en regardant les gens…
Mais je dois être une erreur de la nature.
(Surtout, quand je vois Adriana Lima, je me dis que le metissage, c’est plutôt pas mal, mais c’est mon bas-ventre qui doit parler là)
Aïn, d’abord merci pour votre commentaire. Je ne pense pas que Paul Ashbey soit un farouche ennemi du métissage, sauf quand celui-ci devient obligatoire pour tous, qu’on en fait la promotion, comme si c’était une honte d’être seulement blanc, ou noir, ou brun, ou jaune ou rouge, qu’il fallait, pour être résolument moderne, se mélanger. Faire la promotion du métissage en ce sens, c’est nier les races, c’est nier des millénaires de différenciation. Et justement, comme Paul Ashbey le souligne, l’évolution humaine, animale et même végétale s’est faite dans le sens de la séparation, de la différenciation, de la spécialisation. La nature a voulu ça, et sans cela, je crois bien que nous ne serions pas là pour en parler. L’adaptation au milieu dans lequel on vit (climat, nourriture, etc.) induit certaines mutations parfois spectaculaires. On sait depuis peu que notre ancêtre commun n’était pas Africain, donc supposé noir, mais Asiatique, donc un chouïa plus clair. Nous sommes tous du même clan, mais pas de la même famille. Nous pouvons nous fréquenter, parfois nous mélanger, certes, sans que cela devienne une loi d’airain, un passage obligé, sous peine de minoration, d’extinction et autres damnations. Je n’aurais pas honte d’être métis. Pourquoi devrais-je avoir honte d’être blanc et blanc seulement ?
Je ne songerais personnellement pas à vous reprocher votre métissage. Mais vous-même, souhaiteriez-vous que tout le monde vous ressemble ? Affirmer que les races existent, ce n’est pas affirmer que la race à laquelle on appartient est supérieure aux autres, et moins encore inférieure (la tendance actuelle des Blancs de se haïr comme tels). C’est simplement constater un fait de nature.
Le métissage c’est plutôt pas mal… dans le cas de certains et de certaines, oui, et sur le plan physique. Quand on s’appelle Dieudonné M’Bala, on voit que ce n’est pas gai tous les jours de n’être ni noir, ni blanc, d’être un bâtard plutôt qu’un métis…
@Henri
Ce n’est pas Yanka qui a écrit le billet, c’est moi. Et je suis stupéfait de vos arguments, le comble de l’horreur bisounoursique, celle qui nous fait sombrer dans la bouillie du post-humain.
- Nous avons tous une âme ? Sans doute, si vous le dites. C’est quoi ? Vous avez quatre heures, je ramasse les copies à la fin.
- Nous avons tous une intelligence ? Sans doute. Mais c’est vastement distribué, du con fini au génie. Ce n’est pas un argument, et c’est tout le problème de la démocratie. Les chiens, les perroquets, les chimpanzés aussi, ont une intelligence. Omar Bongo lui-même en avait une, comme Mao, Staline ou Henri Poincaré. Pas la même.
- Nous nous posons tous de la même façon la question de nos origines et de notre fin ? Ah bon… Première nouvelle. Je sais que ce n’est pas racial, mais quand même : vous aussi, vous envisagez de niquer 72 vierges pour l’éternité après avoir foutu le souk sur terre et provoqué d’immenses souffrances au nom du pédophile sacré et de son récit d’illettré psychopathe ? Moi pas. Et qu’y a-t-il de commun entre le culte des ancêtres malgache, par exemple, et ma position d’athée convaincu (en un seul mot) ? Entre la vision des choses de l’hindouisme et celle de l’islam ? Entre la position des Sioux et celle des Zoulous ?
- « Il faudrait à la limite […] instaurer de véritables apartheid ». Mais oui, cher Henri, mais oui. C’est comme ça que l’humanité a vécu pendant des dizaines de milliers d’années, avant le néolithique… Entre gens semblables. Et ne faites pas le naïf, ça n’a pas grand chose à voir avec la couleur de la peau, vous le savez très bien. Certains Indiens sont de couleur très sombre, mais ils n’ont rien à voir avec les Maliens du même teint. Cent mille ans de séparation. Pendant 100 000 ans, les gens ont vécu entre eux, entre semblables. En l’an 1000, un Japonais ou un Chinois ne pouvaient pas savoir qu’il existait des Noirs. Ni des Blancs, d’ailleurs. Cent mille ans sans voir d’humains différents, ça crée des habitudes.
Quand on refuse de poser les problèmes, et qu’on les résume à des affirmations plates et creuses (comble du paradoxe !) on ne peut pas les résoudre. Et ce n’est pas une question de paramécies.
@Aïn
Vous êtes étranger, donc vous ne connaissiez pas la réalité française. Mais il y a longtemps qu’on sait que la France est peuplée de gens différents selon les régions : quand j’étais petit (je suis vieux) on apprenait en géographie les « types » morphologiques des sous-groupes humains constituant le pays. Je ne me rappelle pas le détail, mais il y avait un type « alpin », et plein d’autres, photos (racistes ?) à l’appui, avec analyse de la forme des pommettes, de l’allongement du crâne, de la stature, de la couleur et de la texture des cheveux.
Un point commun, pourtant : tous ces gens étaient de race blanche, descendants de gens venus à pied, par divers trajets, sur des dizaines de milliers d’années de voyage en passant par le sud ou par le nord…
Les traces communes de ces origines se retrouvent dans l’analyse génétique.
Et comme c’est dans la nature humaine, tribale et territoriale, ces gens se considéraient comme étrangers les uns aux autres, et se sont battus. Il en reste des monceaux d’habitudes, et tout ça a été progressivement aplani dans le cadre de la nation, avec une langue commune.
On nous demande aujourd’hui de tout laisser tomber de ce qui nous a construits. La réponse ne peut être que : NON.
Monsieur Paul Ashbey, je n’ai compris qu’après coup que le texte était de vous. Il n’en reste pas moins qu’il est approuvé par Yanka. Je lis le blog de Yanka, il m’intéresse littérairement, je le sais amoureux de la langue et je sais aussi le sens qu’il attache aux mots, c’est la raison pour laquelle je ne comprends pas qu’il laisse passer un texte à prétention scientifique, vous avez cette prétention me semble– t-il, que je considère en ce qui me concerne comme attentatoire à la dignité humaine et qui contient autant d’approximations:
Que veut dire “quasiment” dans “quasiment irréversible?
Que veut dire” différences déjà très importantes” ? Lesquelles? Dans quel ordre?
Que veut dire “à dire vrai”?
Que veut dire “je ne connais pas la durée de ces évolutions”
Que veut dire “à l’évidence, il se passait la même chose?
Que veut dire “mauvais exemple”? Peut-on donner de mauvais exemples dans un tel sujet?
Qui est “on” dans “on voudrait?”
Bref, je suis atterré, que l’on puisse faire des raisonnements aussi simplistes, dans un sujet aussi délicat.
Vous pouvez bien penser ce que vous voulez, et faire des constatations de café de commerce, marquées quoique vous en dites, par le sentiment d’une supériorité occidentale, mais à partir du moment où vous affichez ces pensées sur la place publique, je peux aussi vous dire ce que j’en pense moi-même
Eh bien, quitte à vous heurter, je ne lis rien d’outrancier sous la plume de P. Ashbey. Je ne vois pas la prétention scientifique non plus, mais le simple — et certainement choquant — bon sens. Pas de quoi fouetter une mouche, d’autant moins que si P. Ashbey nous dit qu’il est raciste ou racialiste, il ne dit pas qu’il vomit les races autres que la sienne, pas plus que moi qui aime la différence, mais pas forcément au même endroit, toujours le même d’ailleurs : chez nous. Avec ça, nous sommes priés de nous tasser pour faire de la place, et au surplus on nous nargue, on nous insulte et pire encore.
Je pense très sincèrement que ce qui est « attentatoire à la dignité humaine », c’est justement de nier les différences, de vouloir à toute force les gommer, y compris jusque dans les différences sexuelles que nous devons à Dame Nature. Pas tout le monde, certes, mais il existe un mouvement de société en ce sens.
Pour le reste, j’aime les débats d’idées et les confrontations, la polémique, du moment que les protagonistes restent relativement courtois, sans s’en prendre aux personnes. P. Ashbey écrit désormais ici à mon invitation. Cela ne signifie pas que je sois toujours d’accord avec lui. Il est hors de question toutefois que je le soumette à censure préalable. Les opinions — réactionnaires — de Paul incitent au débat et c’est très bien. Je préfère un débat musclé sur les races à une disputatio sur la cause du décès d’un chanteur anciennement noir ou sur les dangers du jogging passé 50 ans. Vous en conviendrez avec moi. Il ne faut pas craindre les idées dérangeantes, Henri.
Un bon dimanche à vous.
Je suis désolé d’avoir donné à Henri l’impression — l’image, même — d’un primaire décérébré. Désolé, non pas pour moi, mais pour lui, qui a vécu mes propos comme une agression contre l’intelligence et la pondération.
Et il est vrai que mes convictions — étayées par ailleurs — ne vont pas dans le bon sens : je pense que les races existent, qu’elles diffèrent par leur aspect, par leurs réalisations, par leurs comportements, et que les différences les plus importantes sont celles qui séparent les Noirs — collectivement, parce que rien ou presque ne vaut au niveau individuel — des deux autres grands groupes raciaux (Blancs, ou Caucasiens, et Jaunes, ou Mongoloïdes). Et ça, ce n’est pas admis. C’est peut-être ça qui est jugé « attentatoire à la dignité humaine ». Parce que, sinon, constater que les Africains et les Eurasiatiques sont séparés depuis 100 000 ans et qu’ils ont évolué chacun de son côté n’a rien d’indigne.
En revanche, si la race n’existe pas et — pour le moins — n’a aucune importance, l’âme serait donc un acquis certain. Ce ne serait évidemment en rien une « approximation », et encore moins une notion « à prétention religieuse ». Si ?
Pour la principale objection (les Peuls), c’était un mauvais exemple parce que les Peuls sont un peuple africain d’origine nilotique qui s’est répandu largement vers l’ouest en se métissant beaucoup et ne constitue donc pas un exemple d’isolat comme je cherchais à en citer. Comparons alors les Éthiopiens et les Bushmen.
Par ailleurs, à propos des différences « déjà très importantes » que j’évoquais, je suggère la lecture d’un petit ouvrage dont il existe une traduction française : Race, évolution et comportement, de Ph. Rushton : http://www.charlesdarwinresearch.org/French.pdf.
Quant au « on » dans « on voudrait », je revoie Henri d’une part à ces trois vidéos qui nous rappellent utilement et avec rythme l’incroyable intox métisseuse messianique qui nous est imposée depuis quelque temps : http://frenchcarcan.com/2009/02/11/ici-on-se-metisse/ — et d’autre part tout simplement à la remarque de Chr. Borhen quelques commentaires plus haut : on y voit que même un adulte cultivé et à l’expression claire peut confondre le métissage et la simple exogamie, tant la pression est forte qui nous explique que c’est une règle de fonctionnement de l’humanité.
Pour conclure ce long monologue, je voudrais rappeler que Thomas Jefferson, sur les Noirs, a écrit :
Nothing is more certainly written in the book of fate than that these people [Negroes] are to be free.
Ces paroles sont gravées dans le marbre de son mémorial, et tout le monde s’incline. Le problème, c’est que, dans son autobiographie, Jefferson enchaînait avec ce qui suit :
Nor is it less certain that the two races, equally free, cannot live in the same government. Nature, habit, opinion has drawn indelible lines of distinction between them.
En bref, pour Jefferson, les Noirs devaient être libres, mais il était impossible d’envisager une vie commune sous un même gouvernement.
Pire encore, le grand Abraham Lincoln affirmait, dans un débat à Charleston en 1858 :
I am not, nor ever have been in favor of bringing about in any way the social and political equality of the white and black races. I am not nor ever have been in favor of making voters or jurors of Negroes, nor qualifying them to hold office, nor to intermarry with White people ; and I will say in addition to this that there is a physical difference between the white and black races which I believe will ever forbid the two races living together on terms of social and political equality.
Ce que je traduis par :
« Je ne suis pas, et je n’ai jamais été en faveur d’une égalité sociale et politique entre les races blanche et noire. Je ne suis pas et je n’ai jamais été en faveur de donner aux Noirs le droit de vote ou la possibilité d’être jurés, ni de leur permettre d’occuper des postes officiels, ni de se marier avec des Blancs ; et j’ajouterai qu’il existe entre les races blanche et noire une différence physique qui, à mon sens, interdira à jamais aux deux races de vivre ensemble sur une base d’égalité sociale et politique. »
Encore une fois, désolé d’avoir pu choquer. Les grands anciens m’auront perturbé…
Bonjour à tous,
Veuillez excuser mon intervention, mais j’ai une toute petite question à poser. Qu’appelez-vous “Race” ?
Car si on regarde d’un peu plus près, il y a autant de définitions de ce mot que de personnes sur terre. Enfin, j’exagère peut-être un peu là…
Bref, pour vous expliquer un peu mon problème, c’est qu’un tigre s’accouplant avec une lionne donnera un rejeton stérile (sauf le tigron femelle qui est fertile), ici nous pouvons donc parler de race. Mais il n’en va pas de même pour les Hommes, tout du moins pas encore. Aucun métisse, ou mulâtre n’est stérile.
Je ne sais si je me fais bien comprendre. Je ne m’offusque pas de vos propos, et ne les critique pas. Je cherche juste à bien saisir ce que vous avez écrit.
Cordialement,
Frédéric
@Frédéric
Vous confondez espèce et race. Le tigre et le lion sont des espèces distinctes. Mais de peu, puisqu’elles restent interfécondes, avec d’importantes limites et des problèmes (par exemple, le ligre — produit d’un mâle lion et d’une femelle tigresse — souffre d’un défaut d’inhibition de croissance et peut devenir colossal, pesant jusqu’à 4 ou 500 kg). Les gènes sont pratiquement les mêmes dans les deux espèces, mais, si j’ai bien compris, ils ne sont pas disposés tout à fait de la même manière, et la combinaison donne des résultats incertains.
Le cheval et l’âne aussi sont deux espèces extrêmement voisines, mais l’une des deux a 64 chromosomes et l’autre 62 : le résultat est toujours stérile.
En revanche, le tigre de Sibérie et le tigre de Birmanie sont deux races d’une même espèce. Comme les Asiatiques et les Noirs africains, deux groupes raciaux de la même espèce humaine. Toujours interféconds.
Sauf si, avec le temps, une réorganisation chromosomique survient dans l’une ou l’autre, pour des raisons dont à ma connaissance tout le monde ignore tout. Imaginons par exemple — absolument abstrait — que chez les Blancs l’expression du gène commandant la couleur de la peau soit plus efficace, sous nos climats, lorsque le chromosome porteur de ce gène fusionne avec un autre. Et que cette réorganisation, apparue au hasard, soit très favorable. Les porteurs de cette réorganisation survivraient mieux et finiraient par être les seuls : on serait passé à une nouvelle espèce, à 44 chromosomes au lieu de 46. Et les Noirs et les Blancs, extrêmement proches, appartiendraient désormais à deux espèces distinctes. La spéciation, pour l’essentiel, c’est ça.
C’est ce qui s’est passé à partir de l’ancêtre commun entre l’homme et le chimpanzé : deux chromosomes, qui sont restés distincts chez le chimpanzé, ont fusionné chez l’homme. D’où deux espèces distinctes, malgré des gènes identiques à 99%.
Jusqu’à présent, les espèces sont définies par l’interfécondité sans limitations entre tous les sujets, et donc par la constitution identique du matériel génétique, le caryotype. Au sein d’une espèce donnée, les races sont toujours interfécondes : mêmes chromosomes (même caryotype), mais allèles différents pour certains gènes.
Je suis étranger ?
Ah, vous voulez dire par rapport à vos origines françaises, voire caucasiennes !!!
Non, pas vraiment, ça serait nier une grande partie des mes origines drômoises. Mais il est vrai qu’à priori, en me regardant, on repère plus facilement mes origines arabes ou asiatiques.
Il n’y a pas de soucis pour dire qu’il existe différentes races, espèces, types… d’êtres humains, évidemment.
Je suis contre ce métissage forcené antiraciste et primaire qu’on nous impose comme modèle. Mais plutôt pour que les choses se passent comme elles doivent se passer, suivant le cours de l’histoire. Pas spécialement de règles, métissage ou préservation des races idéologisées…
Je vois que personne n’a répondu à ma première question :
Que ce soit le métissage ou le concept de spéciation cher à Ernst Mayr, évoluer, oui, mais vers quoi ?
Un grand merci à Paul Asbey pour sa réponse…effectivement cela est plus clair pour moi.
Cordialement,
Frédéric
http://www.youtube.com/watch?v=1GVKbhYrcGM&feature=related
Bonsoir,
Je lirai les commentaires plus tard, ça me donnera bonne conscience de m’être aventuré dans les champs incertains et arides du hors-sujet. Faut dire qu’votre article aide pas mal. Passés les mérites de votre style bien sympa, grivois, faussement hautain et parfois mutin un peu, s’autorisant à penser tout et nawak sur le moindre bric à brac de notre monde éclaté, passons cela de bonne foi, et de mauvaise foi, je m’arroge à mon tour l’exclusivité d’un bon sens prétendu : vous dîtes là n’importe quoi! (plus diplomate) : je ne saisis pas votre thèse, y en a t’il une au moins? Accréditer l’idée que la société et la culture sont un leurre, que l’homme n’est pas fait pour vivre avec son voisin? Accréditer que si, au contraire, mais pas avec les voisins des autres? La diversité contre l’unité c’est bien, c’est pas bien? Le relativisme culturel, c’est bien mais ça a ses limites, ca manque d’universalisme? Idem pour l’universalisme? Que voulez-vous dire? Me dîtes pas “rien”, ca serait raté aussi, vous dîtes des choses, mais je vois pas le lien? La mixité de votre dernière sentence, elle est sociale beaucoup, ethnique un peu, c’est juste un problème de politique nationale : il s’agit de lutter contre la ghettoisation, c’est à dire la répartition hétérogène de la diversité en groupes géographiques et sociaux, pour l’heure injustement séparés. Là, c’est la loupe Astérix vous savez, vous la pointez sur Paris, notre irréductible capitale, et autour vous avez tous ces barbares qu’on sait pas bien ou les mettre ailleurs. Et c’est vrai qu’y font chier, mon ex m’engueulait (une pourrie gatée, blanche, de Paris gris, qui fréquente, in situ et parfois dans son cul, des bobo blancs quelconques à la con), juste parce que je gueulais en disant “fais chier, j’suis le seul blanc dans le rer à ct’heure-ci, le seul t’entends, comme dans un gros cliché raciste, ça arrive souvent, c’est pas de la diversité cette photo, surtout que c’est tous les jours depuis toujours, c’est pas riche, c’est me faire trop d’honneur, je mérite pas, eux pareil, y méritent mieux que leur voisin de gauche, là le noir, ou de droite, noir aussi, pas pareil pareil mais pareil, et même tout là bas il est noir, ainsi que là, là et là! On mérite mieux, ou alors on appelle pas ça république française, mais monarchie des transports en commun, de droit urbain…putain quoi!”)
J’étais évidemment mieux loti que la plupart d’eux dans ma vie, et moins que mon ex et tous ses potes. L’antiracisme, c’est pour les riches, ils ont plutôt intérêt, c’est de l’intelligence et du luxe de pouvoir être aussi con gratos, vu que face aux pauvres, y feront pas le poids en nombre, quand y viendront à Paris les jeter de leur berceau, et voler leurs privilèges. Tout le monde kiffe les privilèges, et d’autant plus que peu en ont. Plus de rapports, on a rompu…
…plus tard, en janvier, dieu soit loué, et vive la république, et vive l’amour, au diable l’amour! Pourtant je l’aimais trop, parce qu’on ne s’aimait que peu.
Digressions à part, je disais, avec audace et culot, que vous mélangez un peu tout, les théories évolutionnistes sont méga-instables et peu fiables, même chez les scientifiques, embrouillés qu’ils sont dans leurs systèmatiques lassantes, leurs approches cladistiques qui décrochent tout, leurs thèses, antithèses, synthèses, comparaisons, et raisons ou torts, ça n’a rien à voir avec la mixité que désire la politique et le bon-vouloir-bien-vivre-ensemble entre bandes de cons, blancs et noirs, c’est ça l’espoir (clap clap clap, sifflements, gêne, blanc, diversité des opinions, silence, ta gueule! oh oui c’est génial, clap clap)
La vérité, elle est simple : on naît tous raciste, blanc ou noir, métis ou pétasse, ici ou là bas, mais raciste. C’est ptet con, c’est ptet génial, c’est ptet dégueux, mais c’est ainsi, c’est universel, et ça se saurait si la vie c’était un conte de fée, d’ailleurs dans les contes, blanche-neige elle est pas noire, est-ce qu’on va lui reprocher? Non, ce serait con, pour un antiraciste, ce serait scandaleux, oui, pour un raciste, y faut le condamner, bla bla bla…euh attendez, non je la refais, je réfléchis un coup…non voilà, ce serait scandaleux pour un raciste, à condition qu’il soit noir, c’est important la couleur de la peau dans le domaine de la pensée! “Quoi? Qu’est ce qu’il dit?!!!” me répond l’antiraciste, en me traitant de con, alors que c’est lui le con, c’est absurde!)
Ce qui compte dans la morale des contes de fée, c’est pas les intentions, c’est l’effet : qu’on écrive “Je suis blanc et je n’aime pas le manioc”, “Je suis noir et j’aime le manioc”, dites-moi lequel, à vue de titre, serait la meilleure réponse, la plus saine et la plus équilibrée, à un bouquin de titre similaire, tout aussi génial hein! très connu même quand on l’a pas lu (le pauvre, à quand “j’en ai marre du caviar”?), et dont je pourrai d’ailleurs retrouver le titre, à la demande! Alors, lequel vous plaît le mieux? Votez, et cochez parmi les deux choix suivants :
-(carré) je vote et je suis blanc ou (carré) je vote et je suis noir
-(carré) je suis un sale con de raciste et fier de l’être ou (carré) je suis un sale con d’antiraciste et fier de l’être
Voilà, c’est juste pour mon sondage, n’hésitez pas, on taira les noms des racistes, et bien sûr, on portera aux nues leurs ennemis, ils en tomberont tiens! Qu’ils sont mimis…Bonne soirée à toutes et tous!
Dérangement,
MF
http://www.youtube.com/watch?v=QggN4XPEiRY
Je me permets de rire avec quelques mois de retard, à l’idée des torrents d’invectives et des tombereaux d’injures qui auraient submergé quiconque, se serait aventuré à écrire, fût-ce posément, un post dans le ton de celui-ci… en France !
Quoi qu’il en soit, loin de me scandaliser de votre propos, je me permets d’ajouter que, races ou pas, elles se mélangeront jusqu’à plus sexe et qu’il faut prendre cela pour argent comptant. Aussi éloignée que soit de nous une africaine, si elle séduit un norvégien (et réciproquement), je vois mal ce qui pourrait les empêcher de se reproduire ensemble… car aussi différents que nous soyons et de tous les points de vue il n’y a que les lois génétiques de la reproduction qui fassent autorité en ces domaines.
Monsieur Ashbey, votre conclusion (“il n’y a pas d’avenir commun entre les Noirs et les autres.”) sue sa trouille de parvenu (ou de rentier?) et votre raisonnement ne tient pas debout — d’ailleurs pourquoi les Noirs et pas les Inuits? Ou les Mapuches?
Car la réalité, chère à Ygor, c’est qu’aujourd’hui les peuples se rencontrent parce que la technique, elle-même poussée par des impératifs économiques, l’a permis depuis quelques siècles. Ca, ce sont les faits. Est-ce Bien ou Mal ? Autre débat.
Oui le politiquement correct autour du métissage, du black-blanc-beur, horripile; non le métissage n’est pas une valeur à partir de laquelle structurer une société. Mais vous, vous tentez d’exorciser une peur viscérale de l’Autre, de la différence (ou d’autre chose? dites-le nous), en bredouillant un salmigondis historico-scientifique que votre agilité intellectuelle rend à peu près présentable.
Alors qu’il est à gerber.
PS : @Ygor : la nature n’a rien “voulu”, elle n’a pas de conscience ni de volonté. Elle fait — et de moins en moins…
“Alors qu’il est à gerber.”
Costo, l’argument. Là, j’avoue, je m’incline.
Quand vous aurez fini de vomir, je vous répondrai. Peut-être. Pour l’instant, faut que je nettoyyye mes godasses.
Vous avez très bien compris, M. Ashbey, mais je vous consens une explication — après tout, nous sommes là pour discuter, non?
Attendu que le monde d’aujourd’hui ne nous permet pas d’ignorer ce qui se passe sur le continent Africain (puisque là est sis l’objet de votre dégoût) ;
Attendu qu’y souffrent nombre d’êtres humains (maladies, malnutrition, conflits, etc.) — et notre “Civilisation” n’y est pas pour rien, tant s’en faut, mais ce n’est qu’un argument secondaire;
Attendu qu’une des valeurs qui me semblent dignes d’être défendues et universalisables par une humanité désireuse de dépasser l’état de nature (la loi du plus fort si vous préférez), et donc d’accéder à la civilisation (un idéal de civilisation mettons) est : “ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fît” (pour des raisons qui me semblent évidentes mais dont nous pouvons parler plus avant si vous en éprouvez le besoin);
Attendu que, partant de ce principe, je ne voudrais pas, si par malheur j’avais eu la malchance d’être né pauvre, dans l’ethnie minoritaire d’un simulacre d’Etat-Nation Africain, sous une dictature financée par l’Occident pour des raisons économiques, qu’on me laissât crever la gueule ouverte,
Je pense qu’il y a forcément un avenir commun entre les Noirs et les autres, ne serait-il que temporaire.
Et ne m’opposez pas les “blacks” qui vivent sous nos latitudes, le raisonnement est le même.
Si vous me répondez, merci de le faire au nom de valeurs, et non selon un discours qui justifierait celles-ci, que vous ne voulez pas nommer parce qu’elles sont injustes (injustifiables?), ou dont vous n’avez peut-être pas (ce serait plus grave) conscience.