Texte publié pour la pre­mière fois le 18 octobre 2007 sur Opus XVII v1.

The trees are in their autumn beauty,
The woo­dland paths are dry,
Under the Octo­ber twi­light the water
Mir­rors a still sky… (1)

Ah ! l’automne… La ren­trée lit­té­raire, la valse des feuilles mortes, les livres à foi­son… Tout cela m’enchante, me ravit, me trans­porte, me décoiffe…

Un vent favo­rable, quoique tour­billon­nant, m’apporte la nou­velle que la dénom­mée Annick Hae­nel, dame d’honneur du roi Phi­lippe d’Aquitaine, aurait, comme par hasard, sub­ti­lisé de vieilles mais somp­tueuses den­telles (dont un caraco coque­li­cot) dans le coffre à linges d’Aline, sa cham­brière — après quoi, elle se serait enfui dans la forêt pro­fonde, parmi les loups très affa­més et les féroces critiques.

J’ai relevé dans une pré­cé­dente note un extrait de la brève cri­tique consa­crée à Cercle par Jean-​​Louis Kuf­fer. Notons : « Ce livre me semble un col­lage de réfé­rences sur un fond de vacuité élégante, dont la pre­mière scène des feuilles jetées au vent par celui qui a décidé de rompre d’avec sa via smar­rita est déjà un cli­ché et un pastiche. »

Voilà une scène (celle des feuilles épar­pillées aux quatre vents) que le barou­deur Hae­nel n’a pas emprun­tée à celle dont le nom sou­dain m’échappe. Cette scène bou­le­ver­sante, superbe et tel­le­ment roman­tique, elle pro­vient ni plus ni moins, ma sinistre tête à cou­per, du volume 16 de la série des Gas­ton, du facé­tieux Franquin. La preuve ?

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Yannick Haenel s’amuse !

Notes

(1) – The wild swans at Coole, William But­ler Yeats.

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