Je cherchais dans les pages jaunes de l’annuaire les coordonnées téléphoniques de mon vidangeur de fosses septiques attitré, puisque ma femme refuse de vider la nôtre avec moi, à la paille, comme je le lui ai suggéré un brin goguenard. Je trouve lesdites coordonnées, et sur la page opposée cette publicité quelque peu audacieuse d’un concurrent :
Moi, plié en deux. Madame Yanka : « Franchement ! Franchement ! Tu trouves ça drôle, toi ! Franchement !… » Voilà pourtant une femme qui rit volontiers et fait volontiers rire. Mais le « pipi-caca », ça ne passe pas. Je suis un assez bon client pour ce type d’humour, pourvu qu’on ne m’en dépose pas trois tonnes devant la porte. Ma femme a raison : si je devais quitter le Québec et retourner vivre en Belgique, très vite je soupirerais après l’humour québécois, certes pas toujours du meilleur gout, mais franc, donc honnête. Imagine-t-on un vidangeur de fosses septiques belge (ou français) s’offrir ainsi dans l’annuaire une pleine page de publicité avec un titre comme « Mario à merde », avec ou sans illustration ? Impensable…
Tags de cet article : caca, Humour, pipi, Québec, Rabelais



3 commentaires dans " Allô, ici Montréal : Rabelais pas mort… "
S'abonner au flux rss ou faire un TrackbackTiens, moi aussi ça me fait rire…
Effectivement, cher Ygor Yanka, on n’imagine pas la même chose chez nous, en France. Ici, il faut simplement nous contenter de jeux de mots pitoyables affectant notamment les salons de coiffures allez savoir pourquoi (exemples : “Coup de tête”, “L’Hair du Temps”, “Evolu’Tif”, etc)…
(Cela fait quelque temps que je vous lis assidûment, ayant découvert vos pages grâce à Juan Asensio. Aussi, permettez que je vous serre la main)
Je tiens à préciser que l’expression « à marde » suivant un nom ou un prénom n’est pas du tout péjorative, mais affective, au contraire, et signifie quelque chose comme « unique en son genre ». Un peu comme l’expression « Tu me fais chier » prononcée sans agressivité, avec le sous-entendu « … mais je t’aime bien quand même ! » Reste que le mot « marde » (qu’il faut entendre de la bouche d’un Québécois) est la version Qc du Fr « merde ». Le cocasse ici, c’est d’avoir utilisé l’expression pour une pub d’un vidangeur de fosses septiques !
Special thanks to Chr. Borhen (qui aime les « h » comme j’aime les « y »).