Je profite de mon sujet polémique sur la science-fiction pour donner ici la critique que j’ai faite il y a longtemps déjà (en 2001), d’un livre non de science-fiction à proprement parler, mais d’anticipation : Les jardins du désert, du Belge Charles Bertin (1919–2002), livre paru en 1999 dans la collection de poche Babel, chez Actes Sud.
Il ne s’agit pas bien entendu d’une critique au sens asensien du terme, elle ne se prétend pas telle.
J’emprunte au livre son résumé, si parfait : « À la suite d’un cataclysme atomique, l’humanité se trouve réduite à une communauté de quelques milliers d’individus rassemblés sur une ile. Persuadés que la prolifération insensée des techniques a provoqué la mort du monde, les survivants, soumis par force à un dramatique retour aux sources, ont inventé une forme de théocratie pastorale. C’est le chef de la communauté, jouissant d’un double pouvoir spirituel et temporel, qui est le narrateur de ce roman d’anticipation. Lucide et sans illusions, parvenu à un grand âge, il entame son récit à l’instant où une sècheresse sans précédent menace son peuple. »

